lundi, 19 mai 2008
Les 35 heures n'est pas le cause tous les maux !
La durée légale du travail en France est la plus basse d’Europe et l’une des plus basse au monde. Pour autant faut-il «remettre la France au travail », et la France est-elle un pays de « flemmards, d’assistés, et de bon à rien », comme on l’entend parfois, tandis que nos voisins seraient des travailleurs acharnés et efficaces ?
La réalité est, comme souvent, bien plus complexe. La durée légale du travail en France est une définition légale qui fixe le nombre d’heure à partir de laquelle sont rémunérés les heures supplémentaires. Pour connaître l’efficacité au travail des Français, il faut d’autres indicateurs, la durée de travail habituelle (prenant en compte les heures supplémentaires) ou la productivité.
Cet article se propose de comparer ces valeurs pour la France et l’Angleterre. Les sources citées sont des organismes officiels de statistiques (Ministère du Travail en France, Office for National Statistics en Angleterre, OCDE) et les liens internets vers les articles précis fournissant les chiffres mentionnés sont fournis. Ce sont les derniers chiffres mis à jours.
Durée du travail en France.
En France, la durée légale du temps de travail est fixée à 35h.
La durée collective du temps de travail correspond à la durée du temps de travail telle qu’affichée dans les entreprises. Elle est supérieure à la durée légale du temps de travail du fait d’heures supplémentaires dites structurelles, car effectuées chaque semaine par des salariés soumis à un horaire collectif supérieur à la durée légale. Cette durée collective du temps de travail pour les emplois à temps complet est de 35.9h/ semaine, 35.6h pour les entreprises d’au moins 10 salariés, 36.9h dans les plus petites) (source : Ministère du Travail, mise à jour 23 mars 2007). Elle n’inclut pas les contrats au forfait jour (cadre notamment).
La durée hebdomadaire habituelle du temps de travail s’applique à une semaine normale sans événement exceptionnel (jour férié, congé, etc), elle inclut toutes les heures habituellement effectuées par la personne interrogée, y compris les heures supplémentaires régulières, rémunérées ou non. Elle est de 38.9h pour les salariés à temps complet, 23.0h pour les salariés à temps partiel. La durée hebdomadaire habituelle du temps de travail pour l’ensemble des salariés est donc en France de 37.4h (source : Ministère du travail, mise à jour le 13 septembre 2005)
Durée du travail en Angleterre :
En Angleterre, il n’existe pas de notion de durée légale du travail, hormis une directive européenne fixant à 48h a durée maximum du travail dans toute l’UE.
La durée effective du temps de travail (actual hour of work) moyenne pour une personne travaillant à temps complet est de 37.2h. La durée moyenne de travail pour une personne travaillant à temps partiel est de 15.6h. La durée moyenne pour l’ensemble de la population est de 32.0h (source : Office for National Statistics, mise à jour Mars 2007)
Comparaison France-Angleterre
Un salarié Français à temps complet travaille en moyenne 38.9h contre 37.2h, compte tenu de l’emploi à temps partiel bien plus développé en Angleterre qu’en France, rapportés à l’ensemble de la population employées, la durée hebdomadaire moyenne du travail en France est de 37.4h en France contre 32.0h en Angleterre !
Productivité comparée de la France et de l’Angleterre
L’efficacité au travail d’une nation dépend de la durée du travail moyenne dans ce pays, mais aussi de sa productivité. Une mesure en est l’augmentation du Produit Intérieur Brut (PIB) par heure travaillée.
La productivité par heure travaillée en France est de 40.1€/h, elle est en Angleterre de 22.3£/h, soit rapporté en Euros, environs 32€/h. (Source : OCDE, mise à jour le 15 mai 2007)
Le mot de la fin
Les Français travaillent plus longtemps et sont plus efficaces au travail que les Anglais, dont le modèle Blairiste a pourtant souvent été cité en exemple durant la campagne électorale.
Bien sûr, la France souffre d’un fort taux de chômage, le pouvoir d’achat y est bas. Mais la réponse à ses problèmes ne peut être résumé dans la simple formule « remettre la France au travail », la France travaille bien, mieux que ces voisins. Le problème, et ses solutions sont ailleurs.
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dimanche, 27 avril 2008
"Je crois à l'humanisme et à la justice."
François Bayrou, a jugé samedi que "Les réformes sont indispensables, mais elles ne peuvent pas se payer au prix de l'injustice". Je ne comprends pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont moins, et de ne pas mettre à contribution ceux qui ont plus", a-t-il ajouté en citant plusieurs exemples tirés de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir dernier. Pour lui, la "justification des franchises médicales par le financement des recherches sur la maladie d'Alzheimer est une présentation publicitaire, de la communication". Même si c'était vrai, il serait profondément choquant de demander aux seuls malades, plutôt qu'aux biens portants, de financer la recherche sur cette maladie". François Bayrou s'est de nouveau élevé contre le financement de la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE): "nous ne considérons pas qu'il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres ». Il a aussi dénoncé la diminution "brutale" des allocations familiales pour les enfants entre 11 et 14 ans. Entre un "projet de société fondé sur l'assistance sur notre gauche, et un projet fondé trop souvent sur l'arrogance sur notre droite, il y a un immense espace pour le projet de société défendu par le MoDem. Nicolas Sarkozy a dit jeudi soir: je crois au capitalisme et à la mondialisation. Moi je crois à l'humanisme et à la justice!"
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jeudi, 24 avril 2008
"Les Français veulent de la profondeur, pas de l'apparence..."
Dans l'édition du 24 avril du Parisien, François Bayrou répond aux questions de Martine Chevalet. Cette interview intervient alors qu'un sondage CSA le place favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy....

C'est un paradoxe! 39% des Français (dont 45% des sympathisants de gauche) aimeraient voir François Bayrou à Matignon. Autant dire qu'ils souhaitent l'impossible. Car le centriste se pose en premier opposant au président. Et il est en retour honni par l'Elysée où se rédigent même des notes pour l'éliminer politiquement.
MC : Les Français vous verraient bien Premier ministre de Sarkozy. Cela vous surprend ?
FB : Ils sont terriblement soucieux de l'évolution du pays. Or, depuis le premier jour, j'ai annoncé vers quelle situation grave nous conduirait la multiplication des promesses intenables. A l'époque, ce n'était pas compris, car tout le monde revait au "tout devient possible" que Nicolas Sarkozy avait choisi pour slogan. Aujourd'hui, on commence à voir la gravité des choses. Les français se demandent "qui nous avait dit la vérité?".
MC : Vous incarneriez le retour au principe de réalité ?
FB : La question principale en démocratie, c'est la confiance. Et il n'y a confiance que si l'on dit la vérité.
MC : Vous leur diriez, vous, que les caisses sont vides ?
BF : Pire que vides. La dette la plus implacable de notre histoire. On a déjà eu des dettes par le passé, mais on avait la dévaluation pour effacer l'ardoise. Ce n'est plus le cas. Désormais, la totalité du remboursement de la dette est pompée sur le travail des Français. Et on continue à creuser! Notre déficit s'est aggravé de dix milliards depuis l'élection de Sarkozy!
MC : Ce sondage ne vous fait-il pas réfléchir à votre stratégie d'indépendance absolue?
FB : C'est parce que je suis indépendant que les Français me donnent des signes de confiance.
MC : Mais meme des sympathisants Modem plébiscitent votre entrée à Matignon...
FB : Je comprends qu'ils rêvent de voir un jour leurs idées au pouvoir... Mais, tant que les institutions n'auront pas changé, c'est le président qui commande. Et on ne peut gouverner valablement que si l'on est accord avec lui.
MC : Que peut dire Sarkozy ce soir pour arrêter sa chute dans les sondages ?
FB : Le problème est, à l'origine, dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France : un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l'apparence. Un homme peut-il changer en profondeur? Franchement, je n'y crois guère.
MC : Vous réunissez samedi, le candidats aux municipales et les élus du MoDem. Qu'allez-vous leur dire?
FB : Que nous avons de l'or entre les mains parce que les Français vont chercher la confiance. Qu'il faut simplement aller de l'avant.
Propos recueillis par Martine Chevalet.
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mercredi, 23 avril 2008
François Bayrou sur RMC et BFMTV mardi 22 avril
François Bayrou était reçu ce matin par Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM-TV. Pendant près d'une demie-heure, il a fait le point sur la situation économique de la France un an après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence.

JJ. Bourdin "Quelques questions d’actualité, quota dans les entreprises pour les plus de 55 ans, bonne idée ou pas ?"
F.Bayrou : "Je trouve que plus on met de contraintes sur les entreprises, et moins ça marche. Il y a une vraie question de l’emploi des plus âgés parmi les salariés, c’est même en France un des points faibles de la société française, moi, je suis pour des mesures incitatives. ... Je pense qu’on pourrait aider les entreprises ou soutenir les entreprises lorsqu’elles emploient des salariés un peu plus âgés, par exemple en diminuant les charges des salariés plus âgés, vous voyez qu’il y a, là, une incitation et pas une contrainte."
Concernant le déficit de la sécurité sociale, et du déficit budgétaire plus généralement, F. Bayrou a constaté " Tous les déficits se creusent. ... On est dans un pays à qui on a fait croire, il y a exactement un an, au moment de l’élection présidentielle que c’était facile, qu’il suffirait de dépenser de l’argent, et que cet argent, comme on disait, injecté dans l’économie allait faire tout repartir et que, du coup, les déficits disparaîtraient. Evidemment, c’était une fable, c’était une illusion. Et aujourd’hui, on a la preuve sous les yeux que c’était une stratégie qui racontait des histoires, que c’était malheureusement prendre les électeurs ou les citoyens pour des gogos. Hélas, aujourd’hui, la situation est inquiétante sur tous les fronts." ...
JJ. Bourdin : "Est-ce qu’on peut dire que la faillite menace la France ?"
F. Bayrou :"Eh bien, vous savez, le Premier ministre l’avait dit. Ce qui menace la France en tout cas, c’est une situation insupportable, c’est une situation qui va faire que chacun d’entre nous - et les plus jeunes d’abord - va être placé dans une situation dans laquelle, pour essayer de rétablir un équilibre désespérément compromis, on va prendre sur le travail de chacun pour essayer de boucher le trou perpétuellement aggravé. Et cette situation-là, on l’a niée pendant la campagne présidentielle. Je veux rappeler que j’en avais fait le thème principal de ma campagne présidentielle : la dette; et cette situation-là, elle se trouve aujourd’hui ... au-dessus de la tête du pays comme une épée de Damoclès." ...
JJ. Bourdin : "Mais alors, vous seriez président de la République, vous faites quoi ?"
F. Bayrou : "J’aurais fait le contraire au départ ...Je n’aurais pas baissé les impôts, je n’aurais pas fait le paquet fiscal, j’aurais fait trois choses principales : j’aurais multiplié l’emploi par les deux emplois sans charges par entreprise ; j’aurais donné la priorité à l’Education, et j’aurais lutté sur le front de la dépense publique en posant la question de : qu’est-ce que l’Etat doit faire et qu’est-ce qu’il ne doit pas faire. Autrement dit, j’aurais pris le problème à l’envers, comme on l’a pris dans un certain nombre de pays." ...
JJ. Bourdin : "Mais alors F. Bayrou, si je vous écoute, la charge est terrible de votre part, alors quoi, est-ce que nous avons affaire à la tête de l’Etat à des incompétents, est-ce que nous avons affaire à des dogmatiques, est-ce que nous avons affaire ... à des menteurs ?... dites-moi..."
F. Bayrou : "N. Sarkozy a fait la campagne présidentielle, en réalité, avec une vieille recette connue depuis très longtemps, et que C. Pasqua avait formulée de la manière la plus explicite qui soit : les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. .... Qu’importaient les promesses, on verrait bien après, une fois qu’on y serait. Et c’est comme ça que depuis vingt ans, on creuse le drame du pays, on creuse le trou qui fait le drame du pays. Et ceci, évidemment, ça va appeler à une heure de vérité un jour, alors je ne sais pas si c’est dans six mois ou dans trois ans...
L’heure de vérité, c’est l’aveu au vu et au su de tous les Français qu’on est obligé de faire face à des échéances auxquelles on ne pourra pas faire face. Il suffirait que ces fameuses agences de notations internationales dégradent quelque peu la note financière de la France pour qu’on se trouve devant une situation explosive. " ....
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lundi, 21 avril 2008
Jouarre sur la touche à l’inter-communauté des communes du pays Fertois…
Les élections de la présidence et vice-présidence pour la communauté de communes du Pays Fertois, à eu lieu mercredi 17 avril.
Jeanine Beldent, maire de Chamigny et Présidente sortante à été élue face à Mr Pierre Rigault (conseiller général).
Fût ensuite élu les 6 vice-présidents.
Marie Richard maire de la Ferté sous Jouarre et vice présidente du conseil régional fut élu sans difficulté au poste de 1ere Vice-présidente.
Après le refus de Mr Rigault à être candidat au poste de 2eme vice-président fût proposé par la présidente Mr Pierre Gouilleux, maire de Jouarre (2ieme commune la plus importante de la communauté de commune).
L'élection pour cette deuxième vice présidence fût l’occasion d’observer la solitude et l’incapacité de Mr Gouilleux à rassembler autour de lui. Ce présenta alors face à lui, Mr Geist, maire de Sainte-Aulde.
Le vote des conseillers, malgré le poids de la commune de Jouarre, fût sans appel en élisant Mr Geist.
Après cette première « veste » pour Jouarre, les conseillers de l’inter-communauté mettaient en échec de la même manière M. Michèle La Greca (5eme adjoint à Jouarre) candidat à la 5eme puis, comme-ci le message n’était pas passé à la 6eme vice-présidence.
A présent, c’est on ne peut plus clair, Jouarre est sur la touche… Et cela ne semble pas être dû au hasard ; Sur 6 vice-présidence, Jouarre était candidat 3 fois et repart bredouille.
Petit appel aux conseillers de l’inter-communauté :
« S’il vous plaît, pour Jouarre et les Jotranciens, permettez-nous d’obtenir la vice-présidence d’une importante commission.
D’avance, merci pour nous. »
Pour rappel, voila les Nouveaux élus du CCPF :
Présidente : Jeanine Beldent (Chamigny)
1 er vice président : Marie Richard (La ferté sous Jouarre)
2 eme vice-président : Gérard Geist ( Saint Aulde)
3eme vice-président : Patrick Boidron (Saint Jean les deux jumeaux)
4eme vice-président : Patrick Fortier (Luzancy)
5eme vice-président : Patrick Romanow (Reuil en Brie)
6eme vice-président : Jean Paul Susini (Changis)
Dagorn Gabriel
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dimanche, 20 avril 2008
Bayrou - Réponses à la presse le 14 avril 2008 (extraits)
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jeudi, 17 avril 2008
Bayrou met ses opposants en échec
Vu sur : NouvelObs
François Bayrou a mis en échec mercredi soir les partisans d'une renaissance de l'UDF lors d'une réunion du bureau de l'ancienne formation centriste.
"Nous avons décidé (...) que le Mouvement démocrate allait continuer à se développer", a déclaré le président du MoDem à l'issue de cette réunion de trois heures. "Il n'y aura pas de retour à l'UDF historique", a-t-il ajouté en se réjouissant de ce "premier élément de clarification".
Selon M. Bayrou, cette décision a été votée à une large majorité de 19 voix contre six.
Une majorité encore plus large s'est dégagée sur la question de l'attribution du financement public. Celui-ci "ira au MoDem", a assuré M. Bayrou. Une convention va "édicter les règles entre les deux entités", a ajouté le président du MoDem. Elle portera notamment sur l'entretien du siège, a-t-il expliqué sans plus de précision.
Les partisans de la renaissance de l'UDF ont reconnu avoir été mis en minorité lors de cette discussion "franche". Le bureau n'a "majoritairement" pas souhaité que l'UDF retrouve une expression politique, a convenu le sénateur Jean Arthuis.
La minorité va continuer à "s'exprimer", a ajouté le sénateur de la Mayenne, partisan d'"un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires".
François Bayrou avait convoqué ce bureau, chargé de veiller au respect des intérêts matériels et moraux de l'UDF, mise en sommeil le 30 novembre dernier à la veille du congrès fondateur du MoDem, pour vider la querelle l'opposant aux partisans de la renaissance de l'UDF.
Ces derniers ont lancé une pétition après l'échec du MoDem aux municipales pour faire revivre l'UDF. M. Bayrou, qui a dénoncé une manoeuvre téléguidée par l'Elysée pour l'éliminer, a annoncé lundi qu'il allait demander, avant l'été, aux quelque 60.000 adhérents de son parti de confirmer par un vote sa "ligne d'indépendance" par rapport à l'UMP et au PS. "Tous ceux qui veulent utiliser des interrogations pour faire une crise repartiront gros Jean comme devant", a-t-il prévenu mercredi soir. AP
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mercredi, 16 avril 2008
"On nous ment sur les OGM"
Vu sur : l'express.fr
Le sénateur Jean-François Le Grand, président du groupe de travail sur les OGM du Grenelle de l'Environnement, a dénoncé dans une lettre à Henri de Raincourt, président du groupe UMP du Sénat, l'attitude de certains de ses collègues de la majorité. Dans ce texte, il cite notamment le titre de votre livre, refusant de céder aux "fatalités et notamment, dans le cas présent, à celle d’un monde selon Monsanto…" Votre réaction?
Je trouve son attitude très courageuse, comme celle du député UMP François Grosdidier. Car les parlementaires subissent des pressions très fortes. Il y a du lobbying, de Monsanto notamment, mais ça, ce n'est pas illégal. Mais il y a aussi des menaces plus graves de mises à sac provenant de la FNSEA, dénoncées notamment par Grosdidier (dans cet article de Libération par exemple, NDLR).
Quel regard portez-vous sur le débat entre parlementaires?
Ce qui est incroyable dans cette histoire, ce sont les mensonges qui sont proférés. L'ancien ministre de l'Agriculture Christian Jacob a par exemple dit -on peut le constater sur le site de l'Assemblée- qu'il n'y a pas de contamination par les OGM! (Intervention disponible ICI, NDLR.) Il a répété la même chose sur France-Info, allant même jusqu'à dire, dans ce débat avec le Vert Yves Cochet, qu'au Mexique, la "coexistence" entre maïs OGM et maïs non-OGM se passait très bien. Comment est-il possible de dire une chose pareille? C'est un mensonge! Au Mexique, justement, les OGM ont été totalement interdits à cause de la contamination! Le député François Grosdidier a raison de dire que certains de ses collègues sont "intoxiqués"...
Craignez-vous l'issue de la seconde lecture du texte au Sénat?
Rien n'est fait encore, et l'amendement 252 a le mérite de réduire l'impact de la loi... Mais il faut savoir de quoi on parle. S'il s'agit d'encadrer la mise en champ et sur le marché des OGM -c'est à dire des OGM de Monsanto, puisque ce sont ceux-là qui nous attendent- alors il faut étudier ces OGM comme ils doivent l'être. Or, les OGM de Monsanto sont des plantes pesticides, donc a priori toxiques, et il convient donc, avant de les autoriser, de faire comme pour tous les produits toxiques: il faut les tester sur trois espèces animales pendant trois mois, puis pendant deux ans sur les rats. Or, cela n'a jamais été fait!
Et que l'on ne dise pas le le maïs BT de Monsanto (le MON 810 et le MON 863) n'est pas néfaste sans l'avoir prouvé: il faut absolument respecter le principe de précaution! D'autant plus qu'il y a un précédent avec le maïs BT d'une autre société, Aventis, qui en 2000 a provoqué de graves problèmes de santé. Le maïs Starlink, très allergène, n'était donné qu'aux animaux, mais il s'est évidemment retrouvé dans la chaîne alimentaire aux Etats-Unis, notamment dans des restaurants tex-mex, et a rendu des gens très malades. Il a finalement été interdit, Aventis a perdu 1 milliard de dollars dans l'affaire. Mais huit ans après, on trouve encore 1% de maïs OGM Starlink dans le maïs américain...
Je pense donc que faire une loi aujourd'hui qui autoriserait la mise sur le marché de tels OGM serait tout à fait irresponsable. D'accord pour encadrer la recherche sur les OGM en milieu confiné, si cela doit nous permettre de trouver des OGM merveilleux - mais pour l'instant, cela n'existe pas, les OGM merveilleux... Mais pas de mise en champ: on l'a vu partout sur la planète, quand on autorise les OGM, il n'est plus possible de revenir en arrière.
Votre film et votre livre connaissent un incroyable succès. Quelles leçons en tirez-vous?
Dans toutes les villes où je vais présenter mon travail, il y a beaucoup de monde, pas seulement des militants, toutes sortes de gens qui veulent comprendre. C'est un débat citoyen. Sur le Net aussi, il y a ce débat citoyen - je parle des gens sérieux, pas de ceux qui essayent de me dézinguer, il serait d'ailleurs intéressant de savoir qui ils sont, ceux-là... Ignorer ce débat citoyen et passer en force avec cette loi, c'est grave. C'est un déni de démocratie.
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jeudi, 10 avril 2008
Dette publique : les plus démunis payent la note !
La dette de la France sera supérieure à ce qui était prévu dans le programme de stabilisation négocié avec la Commission européenne, a indiqué la ministre de l'Économie Christine Lagarde.
"Je n'ai pas encore le chiffre précis sur le désendettement, je suppose qu'il sera très légèrement supérieur à celui qui était initialement prévu dans le programme de stabilisation", répond t'elle en réponse à une question lors d'une conférence de presse.
Elle a cependant souligné que la France maintenait ses objectifs de désendettement.
Le Traité de Maastricht demande aux États membres de l'euro d'avoir une dette inférieure à 60% du produit intérieur brut, seuil que dépasse largement la France.
En espérant que par ce compteur permettra à tous de prendre conscience de l'importance de la dette que nous allons laisser à nos enfants !
il devient urgent de prendre le problème en main ! Et il n'est pas certains que ce soit en supprimant des acquis sociaux comme par exemple la carte familiale de la SNCF !
19:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pourles députés européen, la répression n’est pas une réponse au piratage
Vu sur : lepoint.fr
La France régresserait-elle au point d'en revenir au minitel ? C'est textuellement l'analyse que font certains eurodéputés à propos de la position hexagonale sur le téléchargement illégal. En ligne de mire, le rapport Olivennes , qui a permis de définir les grandes lignes d'un projet de loi pour lutter contre le piratage sur le Net. Dans ce document, Denis Olivennes, ancien pdg de la Fnac devenu depuis directeur de la rédaction du Nouvel Observateur , préconise notamment la répression via la coupure d'accès Internet en cas de piratage.
Des mesures contraires aux droits de l'homme
En réponse, le Parlement européen vient d'adopter un rapport signé de l'eurodéputé socialiste Guy Bono et qui appelle à ne pas criminaliser les consommateurs. Approuvé à 586 voix contre 36, il dénonce tout particulièrement la notion de riposte graduée, qui obligerait les fournisseurs d'accès Internet (FAI) à envoyer des messages d'avertissements aux internautes suspectés de téléchargements illégaux. En cas de récidive, leur abonnement serait suspendu, voire résilié ( lire notre article ). Une mesure jugée liberticide par Guy Bono. À ce titre, et conjointement avec Michel Rocard, l'europarlementaire a déposé un amendement appelant à "éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif telles que l'interruption de l'accès à Internet". Amendement approuvé à 314 voix contre 297.
13 % d'Européens téléchargent illégalement
Confrontée au téléchargement illégal, l'industrie musicale ferait mieux de se remettre en question plutôt que d'en recourir à la répression. C'est en somme ce qu'exprime Guy Bono en déclarant s'opposer "fermement à la position de certains États membres dont les mesures restrictives sont imposées par une industrie qui n'a pas su s'adapter". Et l'eurodéputé de dénoncer le leadership des majors, Universal, Sony BMG et Warner, qui génèrent 95 % des diffusions. "Il ne faut pas se tromper d'objectif : ce ne sont pas les 13 % d'Européens qui téléchargent illégalement qui menacent notre culture, mais bien la concentration de notre culture entre les mains de quelques grands groupes qui mettent à mal notre diversité et par là même la richesse de notre patrimoine culturel."
Par Charlotte Pons
Le rapport Bono n'a pas de valeur contraignante, mais alors que la France s'apprête à prendre la présidence de l'UE, le vote favorable du Parlement européen est à prendre en considération, notamment lorsqu'il s'agira de la conduite des affaires culturelles. En la matière, et à la suite du rapport Olivennes qui est l'un des plus durs d'Europe concernant le piratage, la France souffrirait d'une image rétrograde.
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